Les Moments Littéraires n° 37

Dossier Marie-Hélène Lafon

 

Depuis son premier roman Le soir du chien (Prix Renaudot des lycéens 2001) jusqu’à Histoires (Goncourt de la nouvelle 2016), l’œuvre de Marie-Hélène Lafon est comme un sillon droit et profond tracé dans le terreau de la ruralité.

Si la ruralité est le thème central de son œuvre, les vies minuscules se révèlent être son sujet. Joseph (Joseph), Marlène et Laurent (Le Soir du chien), Paul et Annette (L’Annonce) autant de figures fortes de la ruralité auxquelles elle a donné une place au royaume du verbe.

Née en 1962, dans un de « ces départements de la diagonale du vide que constitue le Massif Central. », elle a dû s’arracher de son cantal natal pour vivre et trouver sa place. Dans son portrait introductif, Mathieu Riboulet souligne « pour avoir effectué un déplacement notable sur l’échiquier géographique, généalogique, social et culturel, Marie-Hélène Lafon sait l’importance de la place.»

Marie-Hélène est une transfuge. Rien ne prédestinait la petite fille jouant sur les bords de la Santoire à devenir agrégée de grammaire et docteur es lettres, ni à écrire; « Elle s’arrache à la petite paysannerie semi-autarcique du Cantal pour gagner la capitale et passer l’agrégation de grammaire. Elle tend, sur sa lancée, une main sacrilège vers la plume pour porter dans l’ordre second de l’écrit une expérience qui, jusqu’à elle, avait pour répondant le silence. » comme le précise Pierre Bergounioux.

Le dossier Marie-Hélène Lafon

  • Déplacement de Mathieu Riboulet
  • Entretien avec Marie-Hélène Lafon
  • Moments d’été de Marie-Hélène Lafon
  • La fugitive de Pierre Bergounioux

 

Egalement au sommaire du n°37 

Georges-Olivier Châteaureynaud : Quartier latin
Romancier et nouvelliste, G.-O. Châteaureynaud appartient au groupe de la Nouvelle Fiction. Prix Renaudot 1982 pour La Faculté des songes et Prix Goncourt de la nouvelle en 2005 pour Singe savant tabassé par deux clowns, il nous propose une nouvelle autobiographique sur ses années « quartier latin ».

Claude Michel Cluny : Journal 1992 Romancier et nouvelliste, poète (Prix Guillaume Apollinaire 1986 pour son recueil Asymétries) et chroniqueur littéraire (Le Figaro Littéraire puis Le Magazine littéraire), Claude-Michel Cluny est aussi l’auteur d’un journal littéraire : L’Invention du temps (une dizaine de tomes publiés par les éditions La Différence). Le premier tome, Le Silence de Delphes, a été couronné par le prix Renaudot-Essai 2002 ; Les Moments Littéraires vous propose un extrait inédit de son journal.

La chronique littéraire d’Anne Coudreuse

© Photo: Olivier Roller

 

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Décès de Serge Doubrovsky

 

 

 Son œuvre comporte des essais critiques et des romans autobiographiques qu'il qualifie lui-même d'autofictions, terme dont il est le créateur.

Il a reçu le Prix Médicis pour Le Livre brisé (1989) et le Prix de l'écrit intime pour Laissé pour conte (1999)

Choix Bibliographiques

Romans : La Dispersion (1969), Fils (1977), Un amour de soi (1982), L'Après-vivre (1994), Un homme de passage (2011), Le Monstre (2014)

Essais : Corneille et la dialectique du héros (1964), La Place de la madeleine : écriture et fantasme chez Proust (1974), Autobiographiques. De Corneille à Sartre (1988)

Le dossier du n° 10 des Moments Littéraires lui avait été consacré.